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Sources de financement N°9 : Le partenariat ou joint-venture

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La joint-venture (ou encore « opération conjointe » ou « co-entreprise ») se rapportent soit à une création en commun, par deux partenaires de nationalité différente, d’une société industrielle ou commerciale ; soit à la prise de participation significative dans le capital d’une société étrangère implantée sur le marché d’exportation visé, par une entreprise exportatrice nationale.

La joint-venture est un passage obligé dans des pays très fermés qui l’imposent légalement et qui interdisent la création de sociétés détenues à 100% par des étrangers. C’est le cas, par exemple, de la Chine, des Emirats Arabes Unis, de l’Inde, qui limitent la participation étrangère dans les opérations locales à certains pourcentages. La création d’une filiale commune avec des entreprises locales est également souhaitable pour pénétrer durablement et efficacement certains marchés caractérisés par des législations, des contraintes administratives, des différences culturelles ou commerciales, des réseaux de distribution, … qui les rendent trop complexes (Brésil, Japon, …).

En se regroupant, elles mettent en commun leurs connaissances, leurs technologies ou leurs ressources pour ainsi atteindre des objectifs qu’elles ne pourraient avoir, ou difficilement si elles étaient seules. Cela peut également être un moyen pour une entreprise de stopper progressivement une de ses activités.

Avantages :
– Partage des investissements

  • Partage des risques relatifs au projet
  • Désengagement progressif d’une filière industrielle (ou l’inverse)
  • Mutualisation d’une infrastructure pour en assurer la neutralité, (par exemple. pipeline sous un aéroport)
  • Laboratoire de recherche conjointe sur une technologie (par exemple, aimants supraconducteurs)
  • Exploitation d’un site de production commun, ou d’un processus critique de production mutualisé (par exemple, exploitation d’une voie ferrée privée);
  • Promotion de produits distincts mais complémentaires dans un réseau de distribution élargi (par exemple, voiture, assurance et financement);
  • Mise en commun d’activités complètes qui seules n’auraient pas une part de marché suffisante (proche de la fusion).
  • C’est une forme d’association souple qui peut prendre des formes extrêmement diverses et n’entraîne pas nécessairement la création d’une entité dotée de la personnalité juridique.

Inconvénients :

  • Selon le pays, elle est gérée par un contrat précis qui précise ses objectifs, ses moyens et ses règles de fonctionnement
  • Nécessité d’une bonne entente entre les partenaires sur son fonctionnement et une vision stratégique commune sur son développement afin d’assurer la viabilité du projet
  • Une durée de vie limitée. Leur existence tient au rôle bien précis qui leur a été assigné, souvent pour une alliance entre les entreprises qui les ont créées. Si l’alliance n’atteint pas ses objectifs, ou si sa gestion devient trop difficile, il peut arriver que des actionnaires veuillent quitter l’entreprise commune. Cela peut occasionner des tensions et mettre en péril le succès de l’alliance. Il est donc important de prévoir dans les statuts de la coentreprise des procédures de sortie (appelées « clauses de divorce ») pour chacune des parties.

Et si vous osiez la joint-venture ?

Vinymilliardss